Vous cherchez une chaussure de marathon ou de running fiable pour vos entraînements quotidiens ? La On Cloudsurfer 2, sortie en 2025, mérite toute votre attention. Après plusieurs semaines de tests sur différents types de terrains, je vous livre mon retour d’expérience complet sur ce modèle qui vient succéder à la première version.
Ce qu’il faut retenir de la Cloudsurfer 2 :
- Une stabilité nettement améliorée par rapport à la version précédente
- Un amorti plus ferme qui favorise le contrôle au détriment du moelleux
- Une polyvalence appréciable pour les footings à allure modérée
- Un prix positionné autour de 170€, dans la moyenne haute du marché
- Une chaussure idéale jusqu’au semi-marathon, mais limitée au-delà
Dans cet article, je vais décortiquer pour vous tous les aspects de cette chaussure : ses caractéristiques techniques, ses performances réelles sur le terrain, sa durabilité, et bien sûr ses points forts et faibles.
Caractéristiques techniques de la Cloudsurfer 2
La Cloudsurfer 2 affiche des spécifications qui la positionnent clairement dans la catégorie des chaussures d’entraînement quotidien. Avec 245 grammes pour le modèle homme et 225 grammes pour le modèle femme, elle reste relativement légère sans sacrifier la structure. Ce poids contenu facilite les transitions et rend les sorties longues moins fatigantes pour vos jambes.
Le drop de 9 mm représente un choix classique qui convient à la majorité des coureurs. Cette différence de hauteur entre le talon et l’avant-pied favorise une attaque talon naturelle tout en permettant une transition fluide vers l’avant du pied. La hauteur totale de la semelle atteint 32 mm sous le talon et 23 mm sous l’avant-pied, offrant ainsi une protection confortable contre les impacts répétés de la course.
Au cœur de la chaussure, on retrouve la mousse Helion, signature de la marque On, associée à la technologie CloudTec Phase. Cette combinaison vise à créer une foulée fluide avec des transitions rapides. La géométrie particulière de cette technologie permet aux éléments Cloud de s’effondrer en séquence pendant votre foulée, créant ainsi un mouvement de roulement naturel.
La semelle extérieure a été repensée avec un caoutchouc plus épais et des cavités plus petites. Ce choix technique améliore significativement la traction sur les surfaces urbaines variées. Vous ne rencontrerez plus ces désagréables couinements par temps humide qui caractérisaient parfois les modèles précédents.
La tige en mesh mérite une mention particulière. Fabriquée à partir de 88% de polyester recyclé et colorée avec le procédé écologique DOPE DYE, elle témoigne de l’engagement environnemental de la marque. Cette approche permet d’économiser une quantité considérable d’eau lors de la fabrication. Au-delà de l’aspect écologique, cette tige se révèle particulièrement respirante lors des sorties, même par temps chaud.
Le contrefort talon bien conçu et rembourré assure un maintien ferme sans créer de points de pression désagréables. Le système de laçage, efficace et ajustable, vous permet de personnaliser précisément le serrage selon vos préférences et la forme de votre pied.
La chaussure est conçue pour un soutien universel neutre, ce qui signifie qu’elle convient aux coureurs ayant une foulée neutre, sans pronation excessive. Si vous avez besoin d’un contrôle spécifique de la pronation, ce modèle ne sera probablement pas le choix optimal pour vous.
Performances et sensations
Sur le terrain, la Cloudsurfer 2 révèle une personnalité bien distincte. L’amorti ferme constitue le changement majeur par rapport à la première version. Là où la Cloudsurfer 1 offrait un toucher moelleux et enveloppant, la version 2 privilégie la stabilité et le contrôle. Cette fermeté se ressent dès les premiers kilomètres et devient un véritable atout pour maintenir une foulée constante et efficace.
Pour les sorties d’entraînement quotidien à allure modérée, la chaussure excelle. Elle vous accompagne confortablement sur vos footings de récupération comme sur vos sorties d’endurance fondamentale. La respirabilité de la tige se fait sentir, permettant une bonne évacuation de la chaleur et de l’humidité. Le pied reste au sec même après une heure de course par temps doux.
La réactivité se manifeste à travers des transitions fluides. La technologie CloudTec Phase remplit son rôle en créant un déroulé naturel du talon vers l’avant-pied. Vous ressentez cette fluidité particulièrement lors des allures confortables, entre 5’00 et 6’00 au kilomètre. La chaussure roule bien et ne demande pas d’effort particulier pour maintenir un rythme régulier.
Néanmoins, quand vous tentez d’accélérer le rythme, les limites apparaissent. La fermeté qui assurait la stabilité devient un frein au dynamisme. Vous manquez de cette propulsion explosive nécessaire pour les séances tempo ou les sorties rapides. La chaussure ne vous renvoie pas suffisamment d’énergie pour être vraiment performante en dessous de 4’30 au kilomètre.
Pour les attaquants de l’avant-pied, la situation mérite attention. Avec seulement 23 mm de semelle sous l’avant-pied, l’amorti peut se révéler juste si vous frappez fort avec cette partie du pied. Sur des distances jusqu’à 15 kilomètres, cela reste gérable. Au-delà, notamment à l’approche des 20 kilomètres, l’inconfort peut se faire sentir progressivement.
J’ai testé la chaussure sur semi-marathon, et c’est vraiment la distance maximale que je vous recommande avec ce modèle. Sur cette distance, elle tient toutes ses promesses de confort et de stabilité. Par contre, lors d’une sortie longue de 25 kilomètres, j’ai clairement ressenti la rigidité de la semelle dans les derniers kilomètres, particulièrement au niveau de l’avant-pied.
La traction constitue un vrai point positif. Sur asphalte sec comme mouillé, la chaussure accroche parfaitement. J’ai également testé sur quelques chemins propres et compacts, et elle s’en sort très bien. La semelle extérieure inspire confiance dans les virages et sur les surfaces légèrement glissantes.
Le maintien du pied mérite des éloges. Vous vous sentez verrouillé dans la chaussure sans compression excessive. Le contrefort talon empêche tout mouvement parasite, ce qui renforce la sensation de stabilité. Même après une heure de course, aucun frottement désagréable ne se manifeste.
Durabilité et rapport qualité-prix
Après plus de 150 kilomètres au compteur, la Cloudsurfer 2 montre des signes d’usure très contenus. La semelle extérieure en caoutchouc renforcé résiste remarquablement bien à l’abrasion. Les zones d’usure classiques, notamment l’extérieur du talon et l’avant-pied, présentent une détérioration minimale. Vous pouvez raisonnablement espérer parcourir entre 600 et 800 kilomètres avec cette paire, selon votre poids et votre technique de course.
La mousse Helion conserve ses propriétés d’amorti sur la durée. Contrairement à certaines mousses qui s’affaissent rapidement, celle-ci maintient sa fermeté et sa réactivité. Vous ne ressentez pas cette impression désagréable de chaussure “morte” que l’on peut avoir avec d’autres modèles après quelques centaines de kilomètres.
La tige en mesh se montre également résistante. Malgré plusieurs sorties sous la pluie et des passages en machine à laver, elle conserve son aspect et sa structure. Les coutures tiennent parfaitement, sans début d’effilochage. La respirabilité ne diminue pas avec le temps, ce qui maintient le confort sur la durée.
Concernant le prix, positionné aux alentours de 170€, la Cloudsurfer 2 se situe dans la fourchette haute du marché. Face à des références comme la Brooks Ghost 16 ou la Saucony Ride 17, souvent proposées entre 140 et 160€, le surcoût mérite réflexion. Vous payez la qualité de construction, la démarche écologique et la technologie propriétaire de On.
La dimension écologique ajoute une valeur qui dépasse le simple aspect fonctionnel. Le polyester recyclé et le procédé de teinture DOPE DYE témoignent d’un engagement réel. Pour les coureurs sensibles à l’impact environnemental de leurs achats, cet élément peut justifier le tarif premium.
Le rapport qualité-prix s’équilibre finalement autour de votre usage prévu. Si vous cherchez une chaussure polyvalente pour vos entraînements quotidiens, que vous valorisez la stabilité et la durabilité, et que l’aspect écologique vous parle, les 170€ se justifient. En revanche, si votre budget est serré ou que vous recherchez avant tout du dynamisme, d’autres options plus abordables et performantes existent.
Points forts et points faibles de la Cloudsurfer 2
| Points forts | Points faibles |
| Stabilité exceptionnelle grâce à la semelle ferme qui assure un contrôle optimal de la foulée | Amorti ferme qui peut décevoir les coureurs recherchant un confort moelleux et enveloppant |
| Confort d’entraînement avec une tige respirante et un maintien du pied efficace sur la durée | Limité pour les longues distances au-delà de 20 km, particulièrement pour les attaquants de l’avant-pied |
| Polyvalence route et chemins propres permettant de varier les terrains sans changer de chaussures | Manque de dynamisme pour les séances rapides, tempo ou sorties en compétition |
| Traction améliorée sur toutes surfaces urbaines, même par temps humide, sans bruit parasite | Prix élevé (170€) par rapport à des modèles concurrents offrant des performances similaires |
| Durabilité remarquable avec une semelle extérieure et une mousse qui résistent à l’usure | Propulsion insuffisante ne permettant pas de vraiment accélérer quand vous en avez envie |
| Démarche écologique avec 88% de polyester recyclé et un procédé de teinture économe en eau | Hauteur d’amorti juste sous l’avant-pied (23 mm) pour certains profils de coureurs |
