Vous pesez 80 kg et cherchez la paire qui vous accompagnera jusqu’à la ligne d’arrivée de votre prochain marathon ? Le choix ne se fait pas au hasard. À ce gabarit, l’amorti, la stabilité et la durabilité deviennent des critères non négociables. Une chaussure inadaptée, c’est la garantie de douleurs articulaires, de fatigue prématurée ou pire, de blessures qui compromettent toute votre préparation.
Après analyse de dizaines de modèles, voici ce que vous devez retenir :
- Le poids de la chaussure compte : entre 280 et 340 g, chaque gramme se ressent sur marathon
- L’amorti doit être généreux : pour absorber les impacts répétés de vos 80 kg sur l’asphalte
- La stabilité est votre alliée : une semelle large prévient les blessures sur la durée
- Le drop influence votre foulée : de 0 à 10 mm selon votre technique de course
Dans ce guide, vous découvrirez 10 modèles analysés sous toutes les coutures : poids exact, technologies d’amorti, géométrie de semelle, et surtout leur comportement réel pour un coureur de votre gabarit.
1 – Brooks Glycerin 22 : la meilleure chaussure de marathon pour homme de 80 kg

La Brooks Glycerin 22 s’impose comme la référence absolue pour les coureurs de 80 kg qui visent le marathon. Avec ses 310 g sur la balance, elle trouve l’équilibre parfait entre protection et dynamisme. Vous ne portez pas une enclume, mais vous bénéficiez d’un amorti qui encaisse réellement les 42,195 km.
La technologie DNA Tuned change la donne. Brooks a infusé de l’azote dans sa mousse pour créer une structure plus légère et plus réactive que les générations précédentes. Concrètement, chaque impact au sol se transforme en une compression douce suivie d’un rebond immédiat. À 80 kg, vous sollicitez intensément vos articulations : cette mousse absorbe les chocs verticaux tout en restituant l’énergie pour propulser la foulée suivante.
Le drop de 10 mm respecte la biomécanique naturelle de la majorité des coureurs. Votre talon se pose légèrement plus haut que l’avant-pied, facilitant une transition fluide du contact au décollement. Cette géométrie réduit les tensions sur le tendon d’Achille, particulièrement sollicité chez les gabarits moyens à lourds.
La tige en tricot Flyknit sans coutures élimine tous les points de friction. Brooks a compris qu’un coureur de 80 kg génère plus de pression sur l’empeigne : cette construction extensible s’adapte aux mouvements du pied sans créer d’échauffements. Le maintien reste précis au niveau du médio-pied grâce à des câbles intégrés dans le tricot, qui agissent comme un système de laçage secondaire.
La semelle extérieure en caoutchouc durable intègre des rainures de flexion stratégiquement placées. Ces découpes permettent au pied de rouler naturellement de l’attaque au décollement, même sous charge. La gomme résiste à l’abrasion sur l’asphalte : comptez entre 600 et 800 km avant de voir les premiers signes d’usure significative.Pour un 80 kg, la Glycerin 22 brille sur les sorties longues et les séances d’endurance fondamentale. Elle encaisse sans broncher les sorties de 25 à 35 km, ces sorties clés de la préparation marathon où l’amorti fait toute la différence entre finir frais ou traîner les derniers kilomètres. Le confort reste constant du premier au dernier kilomètre, sans tassement de la mousse même après 2h30 d’effort.
2 – Hoka Bondi 8 : idéale pour les longues sorties et le confort maximal

La Hoka Bondi 8 pousse le concept d’amorti à son paroxysme. Avec 330 g sur la balance et une semelle intermédiaire qui semble défier les lois de la physique, cette chaussure cible un profil précis : le coureur de 80 kg qui privilégie la protection articulaire avant tout, même au prix de quelques grammes supplémentaires.
La semelle intermédiaire en mousse EVA ultra-épaisse crée une véritable barrière entre vos articulations et le bitume. Hoka a empilé près de 40 mm de mousse sous le talon : chaque impact se diffuse dans cette masse avant d’atteindre vos genoux et vos hanches. Pour un gabarit de 80 kg qui accumule les kilomètres hebdomadaires, cette absorption agressive des chocs limite l’inflammation chronique des tendons et des ligaments.
Le drop de 4 mm positionne la Bondi 8 dans un registre plus plat que les modèles traditionnels. Cette géométrie favorise une attaque médio-pied et sollicite davantage les mollets. Si vous venez de chaussures à drop 10 mm, prévoyez une transition progressive : démarrez par des sorties courtes de 30-40 minutes pour habituer votre chaîne postérieure.
Hoka a conçu l’empeigne pour envelopper le pied comme un chausson. Le mesh respirant épouse les contours sans serrer, créant une sensation de volume généreux dans la chaussure. Cette construction convient particulièrement aux pieds larges ou aux coureurs qui gonflent sur les longues distances. À 80 kg, vos pieds subissent une compression importante : cette largeur supplémentaire évite les compressions latérales douloureuses après 20-25 km.La Bondi 8 excelle sur les sorties lentes et les récupérations. Si vous enchaînez 60 à 80 km par semaine, elle devient votre alliée pour toutes les séances en endurance fondamentale à 65-75 % de FCM. La stabilité offerte par la forme large de la semelle rassure sur les longues sorties où la fatigue musculaire réduit le contrôle neuromusculaire.
3 – Adidas Ultraboost 5 : parfaite alliant performance et confort

L’Adidas Ultraboost 5 continue de jouer la carte du retour d’énergie tout en assumant ses 340 g. Pour un coureur de 80 kg, elle représente un compromis intéressant entre protection et dynamisme, avec une mousse Boost qui a fait ses preuves sur des millions de kilomètres cumulés depuis 2013.
La technologie Boost repose sur des milliers de capsules de TPU expansé fusionnées ensemble. Cette structure transforme l’énergie de l’impact en propulsion : vous sentez littéralement le sol vous renvoyer vers l’avant. À 80 kg, ce retour d’énergie devient perceptible dès les premiers foulées. Contrairement aux mousses EVA classiques qui s’écrasent et restituent mollement, le Boost conserve son tonus même après plusieurs heures de course.
Le Primeknit d’Adidas se distingue par sa capacité à s’adapter aux variations de volume du pied. Ce tricot technique épouse vos contours pendant l’échauffement puis accompagne le gonflement naturel du pied après 15-20 km. L’absence de coutures latérales élimine les frottements qui provoquent les ampoules classiques sur marathon.
La semelle extérieure Continental emprunte la technologie de gomme développée pour les pneus de voiture. Résultat : une accroche remarquable sur asphalte mouillé. À 80 kg, vous générez une pression au sol importante : cette gomme adhère même sous la pluie, sécurisant les virages et les passages sur marquage routier glissant.
Les 340 g constituent le principal compromis de ce modèle. Adidas a privilégié le confort et la durabilité à la légèreté pure. Pour un marathon en 3h30-4h, ce poids reste gérable. Si vous visez moins de 3h15 avec une foulée efficace, vous ressentirez ces grammes supplémentaires, surtout sur les 10 derniers kilomètres quand chaque détail pèse.L’Ultraboost 5 trouve sa place dans les entraînements quotidiens variés : sorties d’endurance à 75 % FCM, séances au seuil lactique, et même les marathons en objectif 3h30 à 4h30. Sa polyvalence en fait une chaussure unique pour les coureurs qui veulent limiter leur collection à 1-2 paires.
4 – New Balance Fresh Foam X More v5 : l’amorti léger et performant pour l’entraînement

La New Balance Fresh Foam X More v5 frappe fort avec seulement 290 g sur la balance. Pour une chaussure ultra-marathon qui affiche autant d’amorti, ce poids positionne le modèle dans le haut du panier du rapport protection/légèreté. New Balance a visé juste pour les coureurs de 80 kg qui refusent de choisir entre confort et performance.
New Balance a reformulé sa mousse phare pour créer la Fresh Foam X, une version plus souple et plus légère que la génération précédente. Cette mousse à cellules ouvertes compresse progressivement sous l’impact : vous ne sentez pas un mur dur, mais une absorption graduelle qui filtre les vibrations sans effondrement brutal. À 80 kg, chaque foulée génère environ 2,5 fois votre poids en force d’impact : cette mousse diffuse cette énergie sur une plus grande surface pour protéger vos genoux et vos hanches.
L’épaisseur de semelle intermédiaire atteint près de 35 mm sous le talon. Cette hauteur crée une distance rassurante entre votre pied et le sol, particulièrement appréciable sur les longues sorties où la fatigue musculaire réduit votre capacité naturelle d’amortissement. Le drop de 4 mm favorise une attaque médio-pied et engage davantage les mollets dans la propulsion.
L’empeigne en mesh respirant offre un volume généreux dans la chaussure. New Balance a conçu la More v5 avec une forme naturellement large qui convient aux pieds moyens à larges sans comprimer les métatarses. Pour un coureur de 80 kg, cette largeur évite la compression latérale qui apparaît souvent après 20-25 km quand le pied gonfle sous l’effet de l’effort prolongé.
La forme large de la semelle assure une base stable au contact du sol. Cette plateforme élargie devient un atout pour un gabarit de 80 kg : votre centre de gravité reste centré même en fin de course quand la fatigue altère votre proprioception. Les coureurs légèrement pronateurs apprécient cette stabilité naturelle qui ne nécessite pas de technologies correctrices invasives.La More v5 excelle sur les longues distances et les entraînements quotidiens en endurance. Son amorti généreux encaisse sans faillir les sorties de 25-35 km, ces pierres angulaires de toute préparation marathon. À allure marathon (4’30-5’30/km pour la majorité des coureurs de 80 kg visant 3h15-4h), elle offre suffisamment de protection sans alourdir la foulée.
5 – Asics Gel-Nimbus 26 : la stabilité et le confort éprouvés pour les courses longues

L’Asics Gel-Nimbus 26 s’inscrit dans la lignée d’une des séries les plus pérennes du running. Avec ses 310 g et sa réputation solidement établie depuis plus de deux décennies, elle représente un choix sécurisant pour les coureurs de 80 kg qui privilégient la fiabilité éprouvée aux innovations marketing.
Asics a intégré la mousse FF BLAST+ Eco dans la Nimbus 26, une évolution majeure par rapport aux générations précédentes. Cette mousse combine deux qualités souvent antagonistes : une compression douce qui absorbe les chocs et un rebond immédiat qui restitue l’énergie. À 80 kg, vous bénéficiez pleinement de ce compromis : chaque impact se transforme en propulsion sans perdre la protection nécessaire sur la durée.
Le label “Eco” n’est pas du greenwashing : Asics incorpore au moins 20 % de matériaux biosourcés dans cette mousse. Pour les coureurs sensibles à l’impact environnemental de leur équipement, ce critère pèse dans la balance sans sacrifier les performances.
Le drop de 10 mm maintient la Nimbus dans un territoire biomécanique conservateur. Cette géométrie favorise une attaque talon naturelle et facilite la transition vers l’avant-pied. Pour un gabarit moyen comme 80 kg, ce profil limite les contraintes sur la chaîne postérieure tout en maintenant une efficacité de foulée correcte.
L’empeigne en mesh respirant allie finesse et résistance. Asics a travaillé les zones de renfort pour maintenir le pied sans créer de points de pression. La largeur au niveau de l’avant-pied convient aux pieds moyens à larges, une caractéristique appréciable pour un coureur de 80 kg dont le pied s’élargit naturellement sous la charge.La semelle extérieure en caoutchouc durable couvre les zones d’usure critique. Asics a cartographié les points de contact principaux et renforcé ces zones avec une gomme plus dense. Résultat : la Nimbus 26 tient facilement 600-700 km avant que l’usure n’affecte réellement les propriétés d’amorti et de grip.
6 – Saucony Triumph 21 : amorti et durabilité pour les entraînements quotidiens

La Saucony Triumph 21 affiche 290 g sur la balance, se positionnant comme une des options les plus légères pour une chaussure d’entraînement à gros amorti. Saucony a réussi le pari de combiner protection articulaire et poids contenu, un équilibre recherché par les coureurs de 80 kg qui accumulent les kilomètres hebdomadaires.
Saucony a développé la mousse PWRRUN+ pour offrir un ressenti unique : une compression initiale douce qui filtre les chocs suivie d’un rebond franc qui propulse la foulée suivante. Cette biphasique se ressent dès les premiers kilomètres. À 80 kg, vous générez suffisamment de force pour compresser pleinement la mousse et activer ce retour d’énergie.
L’épaisseur de semelle atteint environ 32 mm sous le talon, créant une distance rassurante entre votre pied et le bitume. Cette hauteur absorbe efficacement les impacts répétés sur marathon sans pour autant créer une sensation de déconnexion du sol. Le drop de 8 mm positionne la Triumph 21 dans un registre intermédiaire : moins prononcé que les 10 mm classiques, mais suffisant pour respecter une foulée talon-pointe naturelle.
Le volume de la chaussure convient aux pieds moyens à larges. Saucony a élargi la plateforme avant sans tomber dans l’excès : vos orteils bougent librement sans flotter dans un espace trop généreux. Cette largeur devient un atout après 20-25 km quand le pied gonfle naturellement sous l’effet de l’hyperémie d’effort.La forme de la semelle offre une base stable au contact du sol. Cette plateforme légèrement élargie compense la hauteur importante de mousse : vous ne ressentez pas d’instabilité latérale même en fin de course quand la fatigue musculaire réduit votre contrôle neuromusculaire. Pour un gabarit de 80 kg, cette stabilité passive rassure sur les longues sorties.
7 – 361° Lynx : performance trail avec une traction supérieure

La 361° Lynx sort des sentiers battus, littéralement et figurativement. Cette marque chinoise reste confidentielle en France, pourtant ses chaussures méritent l’attention des coureurs de 80 kg qui cherchent un rapport qualité-prix agressif. Avec 290 g sur la balance, la Lynx se positionne comme une option polyvalente trail/route à prix contenu.
361° a développé la mousse Primo comme alternative aux technologies américaines dominantes. Cette mousse offre un amorti correct sans révolutionner le genre : vous obtenez une compression progressive sous l’impact et un rebond modéré. À 80 kg, elle assure la protection nécessaire sur les sorties d’une à deux heures sans prétendre à la réactivité des mousses premium type Boost ou PWRRUN+.
Le drop de 6 mm place la Lynx dans un registre intermédiaire. Cette géométrie convient aux coureurs habitués aux chaussures plates qui veulent un minimum de différence talon-avant-pied sans basculer dans les extrêmes. Pour une transition depuis des drops 10 mm classiques, commencez par des sorties courtes pour habituer progressivement vos mollets à ce profil plus plat.
L’empeigne en mesh respirant offre un volume généreux particulièrement apprécié par les pieds larges. 361° conçoit ses chaussures avec des formes naturellement plus larges que les standards américains ou européens. Pour un coureur de 80 kg avec des pieds moyens à larges, cette largeur évite les compressions latérales douloureuses après 15-20 km.
L’accroche sur terrain sec reste efficace jusqu’à des pentes modérées (10-15 %). Sur terrain gras ou boueux, les crampons manquent de profondeur pour mordre réellement dans le substrat. Réservez la Lynx aux sentiers roulants et aux chemins forestiers bien entretenus, pas aux trails techniques en montagne.
8 – Salomon Genesis : la chaussure trail réactive pour les terrains techniques

La Salomon S/LAB Genesis joue dans la cour des chaussures techniques haut de gamme. Avec 280 g seulement, elle représente l’une des options les plus légères de cette sélection tout en ciblant les terrains exigeants. Pour un coureur de 80 kg qui s’aventure sur sentiers techniques et ultra-trails, elle mérite une analyse approfondie.
Salomon a intégré la technologie Matryx dans la Genesis, un matériau composite initialement développé pour l’aérospatiale. Cette structure tisse des fibres Kevlar et polyamide directement dans l’empeigne, créant un maintien exceptionnel sans ajouter de poids. À 80 kg sur terrain accidenté, vous sollicitez intensément les renforts latéraux : le Matryx résiste aux torsions sans s’affaisser même après des centaines de kilomètres sur cailloux.
La mousse de la semelle intermédiaire offre un amorti réactif calibré pour les trails techniques. Contrairement aux modèles route qui privilégient l’absorption pure, Salomon a recherché un compromis : suffisamment de protection pour encaisser les racines et les pierres, assez de fermeté pour sentir le terrain et ajuster la foulée instantanément. Pour un gabarit de 80 kg, cet équilibre fonctionne sur des sorties jusqu’à 50 km en ultra-trail.
Le drop de 8 mm facilite les passages techniques en montée où vous attaquez souvent sur l’avant-pied. Cette géométrie engage les mollets tout en conservant assez de talon pour sécuriser les descentes raides. Si vous venez de chaussures route à drop 10 mm, anticipez une phase d’adaptation de 3-4 sorties pour habituer votre chaîne postérieure.
L’empeigne Matryx enveloppe le pied comme une seconde peau technique. Cette construction offre un maintien latéral exceptionnel : dans les dévers prononcés, le pied reste verrouillé dans la chaussure sans glissements internes. Pour un coureur de 80 kg qui génère des forces latérales importantes sur terrain pentu, ce contrôle prévient les entorses et les faux mouvements.
La Genesis cible clairement les courses sur sentiers techniques et ultra-trails jusqu’à 50 km. Son amorti modéré et sa réactivité excellent sur les parcours montagneux où vous alternez montées techniques et descentes engagées. Pour un coureur de 80 kg qui fait 2-3 sorties trail hebdomadaires, elle devient la référence sur ce type de terrain.Ses limites apparaissent sur route et pistes roulantes. La semelle Contagrip, conçue pour mordre sur rochers, s’use rapidement sur asphalte. Les crampons perdent 30-40 % de leur hauteur après seulement 200 km de route. Le ressenti ferme de la mousse, idéal en trail, devient fatigant sur les longues sorties route où vous cherchez plus d’absorption.
9 – Altra Lone Peak 9 : confort naturel pour les courses en montagne

L’Altra Lone Peak 9 représente une philosophie radicalement différente avec son drop zéro et son avant-pied extra-large. Pour un coureur de 80 kg habitué aux chaussures traditionnelles, elle exige une vraie transition, mais promet un confort unique sur les longues distances trail. Ses 290 g la positionnent dans un poids contenu pour une chaussure trail polyvalente.
Altra construit toutes ses chaussures avec un drop de 0 mm : votre talon et votre avant-pied se trouvent exactement à la même hauteur. Cette géométrie plate modifie fondamentalement votre biomécanique de course. Elle favorise une attaque médio-pied ou avant-pied et engage massivement les mollets et le tendon d’Achille dans la propulsion.
Pour un gabarit de 80 kg, la transition vers le drop zéro doit être progressive et méthodique. Commencez par des sorties de 20-30 minutes maximum, 2 fois par semaine, en complément de vos chaussures habituelles. Augmentez de 5-10 minutes par semaine sur 8-12 semaines. Ignorez cette progression et vous risquez tendinites d’Achille ou périostites tibiales sévères.La mousse Altra EGO propose un amorti dans la moyenne : ni trop mou, ni trop ferme. Cette compression équilibrée convient au drop zéro qui sollicite différemment vos structures musculo-tendineuses. À 80 kg, vous obtenez suffisamment de protection sur sentiers non techniques sans perdre la sensation du terrain nécessaire pour ajuster constamment votre foulée.
La caractéristique signature d’Altra : le large toe box qui laisse vos orteils s’écarter naturellement. Cette largeur anatomique contraste radicalement avec les chaussures classiques qui compriment l’avant-pied. Pour un coureur de 80 kg, cette liberté de mouvement réduit les compressions douloureuses, les ongles noirs et les névromes de Morton qui affectent souvent les gabarits moyens à lourds sur longues distances.
La semelle Vibram Megagrip représente une des meilleures gommes du marché trail. Les crampons de 4 mm présentent une densité optimale avec des formes multidirectionnelles qui mordent sur rochers secs, humides, terre meuble et racines glissantes. À 80 kg en descente technique, cette accroche sécurise votre progression même sur terrain compromis.La Lone Peak 9 excelle sur les courses en montagne et les ultra-trails où le confort sur très longue distance prime sur la vitesse pure. Son drop zéro et son large toe box créent une sensation unique qui divise : soit vous adoptez totalement cette philosophie, soit vous revenez aux chaussures traditionnelles après quelques essais.
10 – Nike Infinity RN4 : stabilité et confort pour les entraînements quotidiens

La Nike Infinity RN4 clôture cette sélection avec une proposition orientée stabilité et confort quotidien. Ses 310 g et sa construction pensée pour les entraînements réguliers en font une option polyvalente pour les coureurs de 80 kg qui accumulent les kilomètres semaine après semaine sans chercher la performance pure.
Nike a développé la mousse ReactX comme évolution de sa technologie React classique. Cette nouvelle formulation promet 13 % de retour d’énergie supplémentaire tout en réduisant l’empreinte carbone de 43 % par rapport à la mousse React standard. Pour un coureur de 80 kg, ce rebond amélioré se traduit par une sensation de propulsion légère qui allège la foulée sur les sorties longues.
La compression de la mousse reste progressive : vous ne heurtez pas un mur dur à l’impact, mais vous sentez un amortissement graduel suivi d’un rebond modéré. Cette biphasique convient particulièrement aux entraînements quotidiens à allures modérées (5-6 min/km) où vous cherchez du confort sans sacrifier totalement la dynamique.
Le drop de 9 mm positionne l’Infinity RN4 dans un registre classique, très légèrement en dessous des 10 mm habituels. Cette différence minime n’exige aucune adaptation particulière : vous pouvez enfiler cette paire et partir immédiatement pour une sortie longue sans phase de transition.
L’empeigne en tricot Flyknit épouse les contours du pied sans comprimer. Nike a affiné son tissage pour créer des zones de stretch et de maintien exactement là où nécessaire. Le médio-pied bénéficie d’un tricot plus serré qui verrouille la chaussure, tandis que l’avant-pied utilise un tissage extensible qui accompagne les mouvements des orteils.
Le volume de la chaussure convient aux pieds moyens à larges. Nike a élargi la plateforme par rapport aux générations précédentes de l’Infinity, répondant aux critiques sur l’ajustement trop étroit. Pour un coureur de 80 kg, cette largeur évite les compressions latérales après 20-25 km.
Nike a conçu l’Infinity RN4 avec une géométrie de semelle qui favorise la stabilité naturelle. La plateforme élargie au niveau du médio-pied crée une base plus large qui limite les mouvements de pronation excessive. Pour un coureur de 80 kg légèrement pronateur, cette stabilité passive corrige subtilement la foulée sans technologies invasives type poteau médial rigide.
La semelle extérieure en caoutchouc durable couvre généreusement la surface de contact. Nike a renforcé les zones d’usure critique (talon externe, avant-pied latéral) avec une gomme plus dense qui résiste à l’abrasion. Attendez-vous à 600-700 km avant que l’usure n’affecte significativement les propriétés de la chaussure.
L’Infinity RN4 vise directement les entraînements quotidiens et les marathons en objectif 3h30 à 4h30. Son amorti généreux encaisse les sorties d’endurance fondamentale à 65-75 % FCM sans tassement perceptible. À allure marathon modérée (5-6 min/km), elle maintient un niveau de confort constant du premier au 42ème kilomètre.
Tableau récapitulatif : choisir selon votre profil
| Modèle | Poids | Drop | Usage principal | Profil coureur 80 kg |
| Brooks Glycerin 22 | 310 g | 10 mm | Marathon, entraînement | Référence confort/performance |
| Hoka Bondi 8 | 330 g | 4 mm | Récupération, sorties lentes | Protection maximale |
| Adidas Ultraboost 5 | 340 g | 10 mm | Polyvalent route | Retour d’énergie, durabilité |
| New Balance More v5 | 290 g | 4 mm | Longues distances | Amorti léger, pieds larges |
| Asics Gel-Nimbus 26 | 310 g | 10 mm | Marathon, entraînement | Valeur sûre éprouvée |
| Saucony Triumph 21 | 290 g | 8 mm | Entraînement quotidien | Légèreté, réactivité |
| 361° Lynx | 290 g | 6 mm | Trail léger, route | Rapport qualité-prix |
| Salomon Genesis | 280 g | 8 mm | Trail technique | Ultra-trail jusqu’à 50 km |
| Altra Lone Peak 9 | 290 g | 0 mm | Trail montagne | Drop zéro, toe box large |
| Nike Infinity RN4 | 310 g | 9 mm | Entraînement, stabilité | Pronateurs légers |
FAQ
Comment choisir une chaussure de marathon pour homme de 80 kg ?
Pour un homme de 80 kg, il est crucial de choisir une chaussure offrant un bon compromis entre confort et stabilité. Optez pour des modèles avec un amorti suffisant pour réduire l’impact sur les articulations, tout en garantissant un soutien latéral pour prévenir les blessures.
Les chaussures avec une semelle plus épaisse ou une technologie d’amorti avancée, comme le Gel ou le Boost, conviennent généralement bien. Assurez-vous aussi d’avoir un bon ajustement au niveau du talon et de la voûte plantaire pour éviter toute friction.
Quels sont les avantages d’une semelle amortissante pour un coureur de 80 kg lors d’un marathon ?
Une semelle amortissante permet de mieux absorber les chocs générés par chaque foulée, ce qui est particulièrement bénéfique pour un coureur de 80 kg. Cela réduit la pression exercée sur les articulations, notamment les genoux et les hanches, limitant ainsi les risques de blessure sur de longues distances.
De plus, elle aide à maintenir une meilleure énergie de retour, ce qui améliore le confort et la performance tout au long du marathon. Un bon amorti peut aussi favoriser une meilleure posture de course.
